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Junko Jensen
Ft. Leigh // De Phantasma

Junko Jensen 3tqt

Code:
https://zupimages.net/up/23/01/3tqt.png
 
Je suis le personnage de Tiny et je parle en #088A68 !
Carte d'identité

Nom complet
Junko Jensen
Date de naissance
2021, au solstice d'été (21 juin)
Âge
27 ans, sortie de cryonie il y a peu
Genre
Femme
Orientation
Hétéro, mais éventuellement curieuse

Nationalité
Nippo-Américaine
Langues parlées
L’anglais et un japonais approximatif

Taille
1m75
Couleur des cheveux
Noirs, tressés avec diverses fibres plus pâles
Couleur des yeux
Noirs
Autres marques distinctives
Une cicatrice au sourcil gauche, des stretchs aux oreilles et des tatouages à l’encre blanche à plusieurs endroits sur son corps

Cryonie
Génération 1
Ruche
Ramure de laurier

Trois questions

Quel était son métier et ses occupations avant la cryonie
Elle vloguait avec ses parents sur son quotidien dans une ferme en autarcie. Elle avait lancée sa "propre" série de vidéos sur la permaculture sur la chaîne, même si ses parents surveillaient toujours ce qu'elle disait ou faisait.
Qu'est-ce qui lui manquera le plus
Les animaux de la ferme.
Quel est son objectif sur Gaïa
Explorer ce nouveau monde librement, et mettre ses compétences/connaissances à l'épreuve pour vivre et survivre.

Objets personnels choisis



- Une arbalète de chasse à poulies en acier (démontée) (voir ici)
- Un carquois de 12 flèches en carbone
- Le mini-set d'outils pour l'entretenir
Junko Jensen 2oc3
Caractère


4 ans.
“Souris à la caméra ma chérie !”

Junko était une petite fille parfaite. C’était ce que lui disaient toujours ses parents en souriant, et en lui faisant des câlins. Parce qu’elle était sage et qu’elle écoutait toujours, pas comme Kaosu qui faisait des bêtises et qu’ils devaient gronder souvent. Alors elle souriait quand on lui demandait, et répétait ce qu’on lui avait appris sur les plantes, ou elle parlait des animaux, avec son langage d’enfant, en disant qu’il fallait bien s’occuper d’eux. Elle ne savait pas trop ce que c’était, une caméra, mais elle était une petite fille parfaite, alors elle faisait ce qu’on lui demandait.

6 ans.
“Souris à la caméra, ma jolie guerrière !”

Des fois, Kaosu lui montrait des dessins animés sur sa tablette, quand leurs parents faisaient autre chose. Papa râlait toujours quand il l’apprenait. Il disait que dans les vidéos, les petites filles étaient toujours des personnes à sauver, et que Junko, elle, elle était une guerrière, ce qui était mieux que d’être une princesse. Et elle était d’accord, c’était beaucoup plus classe d’être une guerrière, parce qu’elle était trop forte ! C’était même maman qui l’avait dit, parce qu’elle avait réussi à allumer un feu toute seule. Alors Junko ne voulait pas être une princesse, parce que ça avait l’air nul d’être une princesse. Mais elle aimait bien passer du temps avec Kaosu, même si elle ne comprenait pas toujours ce que son grand frère racontait.

Et la caméra, c’était la machine qui les filmait pour faire des vidéos, elle avait demandé. Peut-être pour faire un dessin animé avec elle comme héroïne ?

9 ans.
“Souris donc, on tourne.”

Junko savait déjà pas mal se débrouiller seule. Elle connaissait très bien la forêt aux alentours de la ferme et savait s’orienter seule. Elle savait quelles plantes étaient comestibles, et lesquelles elle ne devait surtout pas toucher. Et quand maman ne lui apprenait pas des leçons à l’intérieur de leur maison, elle apprenait dehors. Elle préférait être dehors qu’enfermer dans une salle toute la journée. Comment faisaient les autres enfants, à supporter ça tous les jours ? Kaosu avait beau dire que c’était normal et qu’elle devrait aller à l’école, elle préférait être ici.

D’ailleurs, Kaosu se disputait encore souvent avec leurs parents. Hier, papa était venu la voir après, et il l’avait prise dans ses bras en lui expliquant qu’être parent, c’était vouloir protéger ses enfants, et que c’était pour ça qu’il lui apprenait à être forte. Et d’autre chose encore, comme quoi elle devait faire attention aux gens, mais elle n’avait pas tout compris.

11 ans.
“Tourne-toi un peu, voilà c’est ça. Allez, souris !”

Aujourd’hui, papa l’avait emmené chasser dans la forêt. D’habitude, elle venait juste pour regarder, mais cette fois, papa lui avait donné un arc et lui avait dit que c’était à son tour. Elle avait fait comme on lui avait appris, elle avait repéré les traces et les avait suivis. Par contre, elle n’avait pas fait attention avec l’arc et la corde était revenue contre sa joue, entaillant profondément son sourcil. Mais son père n’avait pas posé la caméra. Il lui avait dit qu’une guerrière ne pleurnichait pas quand elle avait mal et qu’elle devait continuer. Elle s’était efforcée d’obéir. Papa avait dit qu’il était fier d’elle quand ils avaient fini, mais il ne l’avait pas pris dans ses bras, et l’avait laissé se soigner seule “parce qu’on te l’a appris”. En fait, ça faisait longtemps qu’on ne lui avait plus fait de câlins. Même Kaosu. Maman lui avait fait un très long cours illustré sur la sexualité il y a peu, en disant qu’elle ne devait pas laisser des hommes toucher à son corps.

12 ans.
“Souris un peu plus voyons !”

Kaosu était parti. La veille, il s’était encore une fois disputé avec leurs parents. C’était de plus en plus fréquent depuis qu’il était adulte, mais là, ça avait été encore plus loin. Le soir, il était venu la voir et lui avait dit d’apprendre à dire “non” des fois. Et le lendemain, il n’était plus là. Maman avait dit qu’il ne comprenait pas, qu’il était ingrat, et qu’il reviendrait vite car le monde “était dangereux”. En attendant, ses parents avaient décrété qu’ils ne devaient rien dire sur les vlogs. Junko avait eu droit d’avoir son propre compte sur les réseaux sociaux, mais ils devaient valider ce qu’elle publiait. Apparemment, vu qu’ils étaient célèbres sur le net, il fallait mieux éviter que quelqu’un s’en prenne à elle.

13 ans.
“Tu ne souris pas assez, on recommence !”

Kaosu n’était jamais revenu, et plus personne ne parlait de lui à la maison. Mais sous les vidéos des vlogs, on leur demandait des nouvelles des fois, alors on lui avait dit de répondre qu’il était à l’armée.

Il y avait une vidéo d’elle sur la page d’accueil de leur site, et ça la mettait un peu mal à l’aise depuis qu’elle avait lu pleins de gens dire que c’était quand même dégoûtant de parler de ses menstruations sur le net et encore plus de mettre des images comme ses parents l’avaient fait. Elle avait demandé à maman si la vidéo était obligée d’être affichée comme ça. Maman lui avait dit que ce n'était pas un tabou et qu’elle ne devait pas se cacher ou en avoir honte, et que c’était grâce à des personnes comme elle que les femmes s’affranchiraient des normes qu’on leur imposait.

Junko voulait bien, mais elle évitait de trop regarder leur site depuis.

18 ans.
“Arrête de faire la tête et souris !”

Junko aurait aimé un peu plus de liberté. Des fois, elle rêvait de couper cette putain de caméra et de vivre juste une journée sans devoir surveiller le moindre de ses gestes pour les vidéos. Quand elle arrivait à avoir un peu de temps libre, elle partait se balader dans la forêt sous des prétextes quelconque, et loin du contrôle qu’on lui imposait à la maison, elle regardait des vidéos de personnes “normales” dans le reste du monde. Beaucoup de jeunes de son âge faisaient la fête, s’amusaient et voyageaient entre amis. Elle, elle n’avait personne à qui se confier. Elle parlait souvent sur ses réseaux, bien sûr, mais on lui avait toujours dit que c’était parce qu’elle était célèbre qu’on s’intéressait à elle, et de faire attention.

Souvent, elle pensait à Kaosu, et se demandait ce qu’il faisait, et à quel point il avait eu raison quand il se disputait avec leurs parents. Mais Kaosu était parti depuis longtemps, et elle n’avait jamais trouvé le courage, comme lui, de hausser le ton et de dire ce qu’elle n’aimait pas dans leur famille. Alors partir d’ici ? Pour faire quoi ? Elle savait se débrouiller en milieu hostile, pas en ville !

Elle s’autorisait à rêver, parfois, qu’elle était quelqu’un de normal.

21 ans.
“Tu devrais sourire plus quand tu expliques quelque chose.”

Maintenant qu’elle était majeure, elle avait sa propre série de vidéos sur la chaîne familiale. Maman disait qu’elle touchait un public plus jeune avec son contenu, et que ça attirait du monde. Ses parents étaient en train d’organiser des “séjours en autarcie” sur leur ferme, pour montrer à certains fans comment ils se débrouillaient. Alors on lui faisait répéter tous les jours les mêmes consignes, pour être sûr que tout ait l’air parfaitement naturel quand ce sera le cas. On ne peut pas bidouiller la réalité comme lorsqu’on monte une vidéo après tout. Cela faisait longtemps que tout était scripté.

Papa l’appelait “sa grande guerrière” maintenant, et il lui avait offert une arbalète de chasse à poulies en cadeau.

Elle se demandait ce qu’on offrait aux filles normales…

24 ans.
“Je t’ai dit de sourire !”

Maman avait coupé le direct de la FAQ juste après qu’elle ait répondu à une question sur Kaosu où elle disait “qu’il lui manquait” et “qu’elle espérait le revoir”. Junko savait qu’elle aurait dû répliquer, lui dire ce qu’elle pensait de son comportement, lui dire ce qu’elle avait sur le coeur, tout simplement, mais comme à chaque fois quand elle se faisait disputer, elle ne pouvait que baisser les yeux, sans oser répondre.

Pourquoi Kaosu était parti sans elle ?

Ce soir-là, elle écrira sur les réseaux que sa connexion avait sauté pendant le live, mais qu’ils en feront un autre bientôt.

26 ans.
"Continue de sourire.”

Le projet Perséphone avait été annoncé. Bien sûr, ses parents avaient été ravis de lui en parler, pour qu’elle s’y inscrive. Pour la première fois depuis très longtemps, elle avait véritablement été heureuse de cette opportunité. Elle allait quitter la ferme ! Elle allait pouvoir vivre sa propre aventure ! Certes, le monde serait différent, mais elle avait les compétences et les capacités pour y faire face. Et alors qu’elle enregistrait son dernier vlog, c’était le premier vrai sourire depuis longtemps qu’elle adressait à la caméra.

A son réveil, elle pourrait peut-être enfin se faire des amis, qui sait ?

Et puis, après tout… Le monde n’allait pas SI changer que ça… Non ?

Cheminement

La douleur.

C'était la seule chose qui était présente.
Celle de son crâne qu'elle avait l'impression qu'on était en train de vouloir écraser.
Celle de ses poumons et de sa gorge, alors qu'elle respirait difficilement du véritable oxygène, et pas ce mélange artificiel qui l'avait maintenu en vie pendant son sommeil.
Celle de ses muscles, qui s'éveillaient petit à petit, et qui n'avaient pas été sollicités pendant de très - trop - nombreuses années.
Celle de ses nerfs, dont la sensibilité malmenée donnait l'impression que le simple fait d'être couché était une véritable torture.

La douleur était la seule chose à laquelle son esprit s'accrochait, ricochait, s'enfonçait, et revenait sans cesse sans réussir à se concentrer sur le reste.

Une lumière projetait un halo rougeâtre non loin d'elle, par intermittence. Le sifflement de sa capsule s'atténuait petit à petit, ainsi que les cliquetis robotiques qui avaient d'un coup déchiré le silence des lieux. Il n'y avait pas d'autres voix, et sa seule respiration indiquait que quelqu'un était vivant ici. Dans cette ruche où elle s'éveillait enfin.

Mais pour l'heure, rien ne comptait d'autre que cette douleur insupportable.

Alors elle ferma les yeux. Et elle sombra à nouveau.
Junko Jensen Fhkh

Junko, 15 ans, dans une FAQ sur la chaîne familiale a écrit:
“Beaucoup d'entre vous pensent que vouloir vivre en autarcie est une utopie et qu'il est impossible de se passer de la modernité et du confort que cela apporte, mais je ne pense pas que ce soit vrai. Il est plus facile d'utiliser les technologies actuelles même si elles détruisent le monde, plutôt que de vouloir faire l'effort de changer son mode de vie.”

Les parents de Junko étaient des passionnés de la nature et d'écologie, convaincus que le monde courait à sa perte et qu'il fallait s'y préparer. Leur chaîne de vidéos avait commencé en parlant d'apocalypse et de survivalisme, avant de se développer “plus sérieusement” dans tout ce qui touchait à l'autonomie en général. Junko était née à cette période, le moyen rêvé, pour ses parents, de montrer qu'on pouvait élever ses enfants pour qu'ils soient autonomes, loin du capitalisme et de la consommation excessive. L'expérience parfaite.

Elle n'avait jamais connu que ça, que cette caméra qui la filmait au quotidien, sans tabous aucuns, alors qu'on l'éduquait loin du monde, en accord avec tous les principes que “tous les enfants” devaient avoir, selon sa famille. Son premier cours d'éducation sexuelle avait été largement documenté lorsqu'elle avait une dizaine d'années. Sa première proie chassée seule quand elle avait 11 ans également. Et la vidéo concernant ses premières menstruations avait longtemps été en tête d'accueil de la chaîne, à l'aube de ses 13 printemps. Elle ne connaissait que l'oppressante sensation d'être filmé, et le manque d'intimité qui allait avec. Mais comment pourrait-elle s'y opposer ? Ils vivaient loin de tous et de tout, elle suivait ses cours à domicile, elle n'avait jamais connu autre chose…

Ce n’était pas le cas de son frère ainé, Kaosu. Il avait sept années de plus qu’elle, et il avait connu “le vrai monde”, comme il lui disait souvent, lui qui avait été à l’école, qui avait eu de “vrais” cours, et pas la réalité biaisée que lui inculquait leurs parents. Kaosu avait cet esprit critique qu’elle n’avait pas, cette colère pour cette vie qu’il ne souhaitait pas, et cette haine des vlogs qu’il ne cachait plus en grandissant. Il était de moins en moins apparu sur la chaîne, et dès qu’il avait été majeur, il s’était échappé de cette vie. Elle n’avait pas eu cette chance, alors que la moindre chose qu’elle faisait sur les réseaux sociaux ou disait face aux caméras devait avoir été validé en amont, loin de la spontanéité dont sa famille se vantait tant. Et pourtant, et surtout depuis le départ de son frère... Elle avait envie. Envie de voir ce qu'il y avait au-delà de la ferme de sa famille, de vivre par elle-même, de pouvoir dire ce qu'elle pensait vraiment, et d'oublier, des fois, de sourire en permanence pour les besoins d'une vidéo...

Le projet Perséphone, c’était un peu l’apothéose pour ses parents. Elle serait de ceux qui feraient survivre l’humanité.

Bien sûr, elle avait souri, et agit comme on lui avait appris: elle s’était inscrite “parce que c’était son devoir moral”.

Mais en vérité, c’était aussi une porte de sortie, et la chance de pouvoir vivre pour elle, un jour…
Junko Jensen Fhkh
Il lui avait fallu du temps pour que la douleur se calme enfin et qu’elle soit en mesure de s’asseoir. Elle avait l’impression qu’il s’était écoulé des jours, rien que pour réussir ce mouvement. La lumière tamisée et clignotante ne l’aidait pas. Et son esprit était encore trop déboussolé pour arriver à se concentrer sous l’afflux de questions qui l’obsédaient.

Combien de temps avait-elle dormi ? Pourquoi était-elle la seule à être réveillée ? Est-ce que le monde avait changé ? Combien de temps s’était-il passé ? L’humanité avait-elle survécu ou avait-elle sombré comme certains l’avaient prévu ? Combien de temps ?!

Cet endroit - sa ruche - était oppressant. Il faisait beaucoup trop sombre, c’était beaucoup trop vide, presque… mort. Elle s’était imaginée se réveiller avec les autres, avec ses compagnons, tous prêts à affronter leur nouvelle réalité mais voilà qu’elle se retrouvait seule, et elle ne savait pas comment gérer ça. Devait-elle attendre ici ? Est-ce qu’ils étaient en vie au moins ?...

Au prix de longs efforts, elle avait réussi à se lever. Et maintenant ? Heureusement, son corps, bien que ankylosé, avait été entraîné pour agir par réflexe. Malgré ses muscles endoloris, elle avait trouvé le sac qu’on lui avait attribué. Elle avait tout vidé avant de le refaire, proprement, méthodiquement, et ses gestes - en grande partie - familiers lui avaient permis de se calmer. Elle avait ses affaires, elle était équipée, elle était prête, pour autant que l’on puisse être prête dans ce genre de situation. Elle allait commencer par sortir et explorer les environs. Les autres se réveilleront certainement sous peu, c’était certain, alors autant prendre un peu d’avance, pour les aider quand ça serait le cas.

Et c’est ainsi, porté par son nouvel objectif, qu’elle entama la longue ascension vers la surface, vers l’extérieur, vers ce qui restait de sa planète… Vers sa nouvelle vie.

Et si les capsules de ses camarades n’éclosaient pas… Sûrement continuerait-elle sa route, lentement. Rester sur place ne l’aiderait pas à survivre. Il fallait explorer, apprendre, ré-apprendre, et dominer ce nouvel environnement. Trouver d’autres survivants, et recréer le monde avec eux.

Elle aurait le temps.
Junko
❦ Ramure de laurier
Junko
Junko
Junko Jensen Fall-autumn
Lun 2 Jan - 17:17
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