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Rorke Kowalski
Ft. Tom Hardy

Rorke Kowalski OItFmyS

Code:
https://imgur.com/OItFmyS.png

Je suis le personnage de Machin et je parle en #6699cc !
Carte d'identité

Nom complet
Rorke Kowalski
Date de naissance
2003
Âge
35 ans, après avoir survécu quelques mois autour de sa ruche.
Genre
Masculin
Orientation
Hétérosexuel

Nationalité
Anglais / Origine Polonaise
Langues parlées
Polonais - Anglais - Quelques insultes en Français

Taille
181 cm.
Couleur des cheveux
châtain
Couleur des yeux
Hazel
Autres marques distinctives
Outre le fait que son visage soit légèrement marqué par l'avancé de l'âge, quelques petites cicatrices se devinent sur le corps et le visage de Rorke. Marques d'un passé révolu.

Cryonie
Génération 0
Ruche
Labradorite des sables

Trois questions

Quel était son métier et ses occupations avant la cryonie


La famille Kowalski était d'un faible renom dans le milieu équestre du village de Damnica, en Pologne. Pourtant Rorke s'est toujours investi dans le milieu de soigneur d'équidés. Entre deux saisons de pêche sur les chalutiers de Leba, Rorke, durant son adolescence, accompagnait souvent son père dans les différents haras du pays.

A l'âge adulte, lors de son émigration en Angleterre, le jeune Kowalski enchaîna les différents boulots. Barman, caissier de supérettes, travail au champ, docker un jour, homme de pont le lendemain, sans emploi, mais son amour pour les chevaux reprit toujours le dessus. Bien qu'il n'eut jamais les compétences officielles pour travailler de sa passion il aimait traîner dans les hippodromes, parier sur les courses, regarder ces bêtes musclés et sauvages s'élancer sur la piste, trotter dans un champ, un parc. Son attrait pour les courses hippiques l'amena lui et sa bande à profiter, bien trop souvent, des bars et de leur ambiance. Le whisky, le tabac froid, les gueules de bois, les soirs de courses passé à parier, à dépenser. Toutes ces activités rythmèrent longtemps le train de vie du concerné, l'entrainant petit à petit dans le cercle vicieux de l'addiction et l'éloignèrent de sa passion, de son éclat lumineux, de sa joie infantile à juste observer ces animaux gracieux.


Qu'est-ce qui lui manquera le plus
L'alcool, regarder les chevaux courir, renifler le papier journal.
Quel est son objectif sur Gaïa
Comprendre ce nouveau monde et y survivre.

Objets personnels choisis



Une photo du cheval de son père. Piotr, un Ardennais de 17 ans et du chien familial, Karl, un berger  
Rorke Kowalski 6b1vBAB
Caractère



Pologne - 17 ans :
Ses bras étaient posés en croix sur le bois d'une vieille clôture, son menton niché au creux de ses poings. L'adolescent se laissait doucement fouetter le visage par une fine bruine humide. Son père tenait en rêne cet animal infiniment robuste et titanesque.
" Rorke ! "
L'animal se débattait, tirait de toutes ses forces sur les rênes. Le père quant à lui avait planté ses bottes dans la boue et tentait de faire contrepoids pour restreindre l'animal qui se dressait toujours plus en furie. Le jeune adulte observait, admirait chacun des muscles du cheval, il rêvassait, ressentant presque la chaleur du souffle de cette bête déchainée.

" Rorke, bordel de merde viens m'filer la main tête d'ail !"
Le jeune adulte enjamba la clôture sans grande hâte et se dirigea aux côtés de son paternel en difficulté. Il n'était plus qu'à quelques mois du départ pour son service militaire, il voulait profiter du paysage tant qu'il le pouvait.  

Angleterre - 25 ans - 4 ans après son immigration
Rorke secouait son fond de verre à la lumière d'une ampoule du bar où il était avachi. Le barman, toute moustache apparente, lui arracha le verre des mains et y passa un bref coup de torchon avant de faire claquer le verre sur le comptoir et d'en combler le vide d'un alcool divinement ambré et puissant.
" Galy a encore perdu hein " Rorke balaya les mots du serveur d'un grognement alcoolique puis se saisit du Graal à nouveau débordant, porta la coupe à ses lèvres, faible hésitation, il avala finalement le breuvage d'une traite et claqua le verre sur le comptoir.

" C'était le dernier verre sale Polak de merde, je ferme moi, j'ai des gosses à coucher et une femme à retourner, aller à d'main Kowalski. "

Rorke, sans moucher mot, se redressa tel un soldat au piquet d'honneur, se saisit de son manteau encore trempé du déluge s'abatant dans les rues pavées d'Hastings. Il l'enfila tout autant qu'on enfilerait un pantalon sur sa tête, arracha un journal laissé là sur le comptoir et prit l'un des nombreux chemins tortueux disponible pour atteindre la sortie de ce labyrinthe tournoyant.

Quelques années plus tard :

Citation :
Lettre à mon Paternel

Salut Pater, je t'écris pour ne pas oublier comment fonctionnent les lettres. Je sais que ça serai plus simple d'appeler ou d'envoyer un sms, mais tu sais bien, le travail, tout ça.. Bref, les écrits restent, c'est bien ce que tu m'a appris.

Ca fait quoi, 1 ans la dernière lettre peut-être. Bref, je voulais te dire que j'avais trouvé un nouveau travail. Un truc sérieux, genre médecine, recherche. J'ai posé ma candidature, mais on verra bien.. A ce propos c'est possible que je ne puisse pas trop te tenir au courant pendant un bon moment. Enfin je sais pas. J'ai rendez-vous dans un mois, j'en saurai surement déjà plus. Dès que j'ai des nouvelles je t'appelle cette fois-ci.

Tout va bien pour moi, ne t'inquiète pas.
Ton fils, Kowalski. Je t'

L'homme relu brièvement sa lettre avant de la rouler en boule et de la balancer nerveusement contre le mur. La lettre chiffonnée rejoint alors un parterre de feuille en pareil état. A quoi bon cette mascarade, cela faisait déjà deux ans que le père Kowalski était mort, seul et à la discrétion de son propre fils.

Le polonais se mit la main devant la bouche, étouffa un cris de rage et posa finalement son regard sur l'unique fenêtre de son appartement miteux, son pied frappait le parquet en un rythme endiablé, tandis qu'il soupirait longuement au travers de ses doigts huileux.

" Fait-chier putain. "

Année 2036 - 1 an avant l'entrée en Cryonie

"Je dis simplement qu'au vu de la prise de sang, on est pas bon. Ne serait-ce que pour votre propre santé je suis obligée de vous refuser temporairement l'accès à notre programme !
- C'est des conneries ! "

Rorke laissa tomber sa tête en arrière et soupira nerveusement. Il était assis sur un fauteuil à roue, sans appui tête, le tout à un mètre d'un bureau immaculé. Derrière cette office se trouvait une femme à l'allure sévère, mais somme toute sympathique.

" Ecoutez monsieur Kowalski, il vous reste trois mois pour me présenter un bilan sanguin plus soigneux que celui-ci. Prouvez moi que votre santé passe avant votre goût pour la boisson. En attendant rassurez vous, votre place n'est pas démise, vous avez trois mois. Profitez en pour vous aérer l'esprit, vous promener, allez admirer les courses à l'hippodrome par exemple ! "

Il y eut un long silence gênant. Rorke leva finalement les yeux au ciel et fit une grimace moqueuse avant de se jeter en dehors de son fauteuil et de tourner farouchement les talons au bureau.
" Et n'oubliez pas de réfléchir à une possible date de réveil ! "

Veille du Voyage :

Citation :
Je pense que quelques part c'est l'unique moyen pour moi de te rejoindre. Rends toi compte. Pour en finir il faut payer en Suisse. Ici en Angleterre on me paye pour un truc qui va forcément foirer. Je m'en veux quelque part de gâcher la vie que tu m'a offerte, Pater. Mais j'espère que tu comprendra.

Je regarde sans cesse cette photo. Piotr, Karl et je me dis que je ne peux qu'être bien à vos côtés. Je n'ai rien fait de ma vie, j'ai tout raté, si ce n'est ce foutu test sanguin pour lequel j'ai réussi à tricher.

Bref, peu importe Pater. On verra bien, c'était ta phrase ça aussi, laissons le temps au temps.

Tu sais comment je suis, au final je dirai même que je suis comme toi Pater.

• Même si tu ne laissais transparaitre que peu d'émotions, tout le monde savait que tu avais un humour sans limite et que tes blagues partaient bien plus loin que tu ne l'aurais imaginé.

• Au village les gens savaient pouvoir compter sur toi. Tu a été le soigneur régulier de beaucoup de ces chevaux. Tu as été loyal et fidèle à ton amour pour les animaux, à notre localité.

• Je t'admirai pour ton calme et ton silence. Tu parlais assez peu, mais ton langage corporel aurait dû valoir son inscription au registre des dialectes mondiaux.

• Il fallait en revanche gagner ta confiance. Que tout salaire mérite travail. Que le bonheur n'est pas un dû.

• Tu n'as jamais été violent, tu a été quelqu'un de sage tout le long de ton existence. Là dessus papa, j'avoue avoir commis quelques écarts du fait de mes ressentiments et d'une colère mal maitrisée.

Bref

Je t'aime Papa.
Rorke, ton gamin.

La silhouette esquissa un sourire discret et déposa précautionneusement la lettre sur la table de chevet. Dehors un déluge de pluie s'affairait à battre la fenêtre de l'unique pièce de l'appartement. Rorke s'appuya sur le rebord de la lucarne, les yeux fermés, le front collé au verre.

" En selle. "

Cheminement

Une obscurité infâme cernait la pièce dont l'odeur de poussière et de sang empêchait l'oxygène de se révéler pleinement. Le plafond semblait s'être dérobé récemment, les gravats s'amoncelaient ça et là de la pièce. Un flash rouge illuminait l'espace de quelques précieuses secondes l'endroit dévasté.
" Marise. Tu l'as tué! T'as buté MA Marise !"

Dans ce qui avait été l'ancienne pièce où les 4 capsules avaient été stockées, une cinquième semblait avoir été rajoutée à la hâte, en hauteur, sur une sorte de faux étage en mezzanine, juste au dessus d'une capsule maintenant partiellement écrasée par les blocs effondrés du faux balcon. La capsule supplémentaire était venue s'écraser sur l'amoncèlement de béton et elle avait recraché une silhouette affaiblie et tout juste réveillée.

Citation :
Nausées. Vomissements. Désorientation spatiale. Troubles de la mémoire. Paralysie partielle des membres inférieurs. Paranoïa. Agoraphobie. Agressivité accrue. Crises d'asthme.... Et j'ai juste lu la moitié. Votre liste d'effets secondaires est vachement longue dites donc... Presque pire qu'un vaccin.  

Rorke n'était pas connu pour son soin vis à vis du bronzage. Mais son teint blafard aurai pu faire jalouser n'importe quel vampire Hémophile. Le polonais rampait en dehors de sa capsule, s'accrochant ça et là sur des amoncèlements de pierre. Il bascula sur le dos, les yeux rivés sur un plafond fissurant de part et d'autre.

Un homme, tombé à genoux devant la capsule écrasée, cachait son visage entre ses mains, derrière Rorke se tenait une silhouette féminine, probablement une jeune femme au cheveux bruns, le teint de peau chaleureux, un sac sur son dos. Elle criait des choses inaudibles aux oreilles du réveillé. Elle semblait invectiver l'homme effondré devant la capsule.

Monde qui virevolte. Souvenirs éparpillés. Froid intense. Colère incomprise. Poussière. Irrespirable. De l'eau. A boire. Réveil, vite.

Le jeune Kowalski rouvrit les yeux sur un cadavre écrasé. Le bassin de la jeune femme avait été réduit en bouilli par la capsule effondrée. Tout n'était que sifflement strident autour de Rorke, entendre n'aurait de toute façon servit à rien tant le bruit du ciment qui éclate était maître dans cette prison de béton.
Une main maintenait fermement le polonais au niveau du cadavre. L'homme en pleur de tout à l'heure s'était changé en une sorte d'engeance au visage déformé par une colère incontrôlable, les larmes étaient devenus des rides de haine, la tristesse s'était changé en rage. Le polonais ne comprenait pas. il avait soif. Il avait mal.

Atterrissage violent. Où sont vos chaussures ? Dépression. Incompréhension. Un cerf qui se noie n'est qu'un tronc de plus échoué sur un barrage fait de branches. Une omelette aux champignons ou une gifle bien secouée ? C'est à en perdre la raison. Tout ceci n'a aucun sens, vous mélangez le bleu et les sardines en boîtes. Réveil toi. Les mains du bûcheron n'attendront pas la carotide pour t'endormir.

Il rouvrit ses yeux. Il n'avait plus soif. L'air lui manquait. La poussière lui rentrait dans les yeux. Son esprit commençait à basculer. A gauche se trouvait la jeune femme, désemparée, mais pas paniquée pour autant, elle s'était rapprochée d'une volée d'escalier ascendante.  Elle hurlait de plus belle sur l'homme en rage. Ce dernier était à califourchon sur le polonais. Ses mains enserraient la gorge du réveillé. L'oxygène avait totalement disparu. Il sentit son corps s'enfoncer, le sang monter à sa tête.

C'est donc comme ça que t'enfonce une clôture ? Donne moi la masse tête d'ail. Réalité décousue, vous aurez l'impression d'être deux steaks différents. Un temps donné rien n'aura plus aucun sens... Et ça tourbillonne comme un animal en cage. Au moment du long sommeil, une geste gracieuse qu'on vous injecte sous forme de trois cachés à prendre par jour dans votre cas, sinon couic-couic l'animal et la police frapperont à votre porte. Signez en bas du bloc de béton, tête d'ail.

Kowalski hurlait à s'en arracher la plèvre. Pourtant aucun son ne parvenait à ses oreilles. Il sentait ses cordes vocales se tordre, sa gorge monter en température, mais aucun son ne parvenait à couvrir le bruit insensé de ses propres pensées, une folie furieuse sévissait dans ce bunker effondré.

L'éveillé se tenait maintenant à califourchon sur l'inconnu. Ce dernier gisait dans une flaque de sang. Son crane avait explosé sous les coups de l'animal en crise. Rorke retrouva dans sa main droite l'objet coupable. Un bloc de béton, maculé de rouge et de noir. Il lâcha la pierre, se jeta hors du cadavre et vira son regard sur l'escalier en colimaçon. Elle venait de quitter la scène, son pied fuyant était encore visible pendant quelques fractions de seconde.

Je l'ai buté.

Oui, tu l'as tué. Et elle t'as vu.


Quelques jours après l'éclosion :


      La silhouette se trainait dans le sable d'un désert de béton sous un soleil assassin. Un tee-shirt emmailloté autour de la tête en guise de parasol, l'être épuisé soulevait avec peine ses bottes déchirées.

Il balança dans la dune une page arrachée. Son ombre, projetée par l'immense soleil, pouvait alors lire ces quelques lignes de crayons aux traits tremblants :

Citation :
J'ai dormis dans les escaliers. Le toit s'est effondré. J'ai récupéré un sac à moitié vide. J'ai même pas regardé dedans, juste ce carnet et un crayon à mine.

Tout est en bordel là haut. J'ai mal à la jambe.
J'ai traîné le gars dehors, je l'ai tué je crois, je sais plus, je sais plus trop qui je suis ou qui j'ai été. J'ai une photo dans ma poche. Je me souviens pas.
Tout ce sable. Cette chaleur. Tout est détruit.

Y'avait cette femme dans l'escalier. Je l'ai pas trouvé. Elle s'est barrée.
Je marche.
Du sang de partout, ce gros caillou, je sais plus qui lui a fait ça.
Je marche là où le soleil se couche.
J'enlève des morceaux de lui sur ma chemise.

Personne.  

La silhouette trébucha sur sa propre ombre, il dévala cette dune insurmontable tel un corps sans vie.


3 semaines après l'éclosion :


      L'homme était assit sur un tronc d'arbre pourri. Entre désert et plaine les steppes étaient un peu plus respirables, elles offraient davantage de fraîcheur et donnaient un sentiment de survie plus palpable que ce désert mort et sans vie. La nuit commençait à faire son nid et le feu précaire qu'avait fait naître le survivant commençait déjà à vaciller dans les ombres grimpantes d'une nuit sans joie.

L'ombre porta la feuille à ses yeux.

Citation :
Ici l'air est plus respirable. Je chasse des animaux morts. J'ai choppé deux fois la courante et j'ai gerbé ma vie quelques fois. J'essai la technique de : qui goûte et vomit n'est pas bon en survie. Pour l'instant ça a l'air de fonctionner, mais je n'ai pas assez d'énergie pour gambader longtemps.

L'amnésie est toujours présente. Je ne me souviens pas de mon prénom, peut-être mon nom. J'ai vu une vieille station service, je crois, j'ai choisis de me surnommer Denzel, ça rime avec diesel et c'est déjà suffisant pour pas devenir fou.

En revanche je me souviens bien d'avoir éclaté le crâne du gars dans le sous terrain. Je me souviens de la femme aussi. C'est tout. Le pourquoi du comment, je sais plus. Je n'ai croisé personne encore.  

J'écris pour pas devenir fou. Mais une phrase s'entend dans ma tête, elle me dit que les écrits restent alors je balancent tout. J'ai buté ce gars, pourtant j'ai pas l'impression que c'était moi.

Y'a du bruit plein les fourrés, mais encore plus dans ma tête.


L'homme soupira son âme en relisant sa lettre. Il finit par froisser le papier et jeter la feuille dans les dernières flammèches de son feu mourant. Il se coucha au pied du tronc et s'endormit non sans mal en observant les astres clairvoyants.

" En selle... "


2 mois après l'éclosion.. Non 3.. enfin, quelques semaines bien plus tard :


      L'homme était perché sur une digue rocheuse et totalement nu sous un long manteau en laine, il agitait une sorte de sagaie au dessus de sa tête. Il arborait une barbe épaisse et grasse, des cheveux tirés en arrière, son regard, bien que calme, reflétait un penchant de folie.

" Hop ! "

La sagaie transperça l'eau de cette plage immaculée. Pas de prise. Mais sur le lit de cette berge vierge attendaient trois petits crabes au corps percé d'un coup de sagaie bien mérité.

L'animal récupéra sa munition d'un plongeon franc dans l'eau et rejoignit la berge, toutes fesses apparentes, sagaie en main. Il récupéra les trois prises et les jeta sans remort dans un bac en plastique bouillonnant d'eau. Le survivant attisa les braises d'un souffle faussement joyeux, carnet en main, il se mit à écrire frénétiquement

Citation :
Je n'ai toujours croisé personne. Ni retrouvé la fille du bunker.

La coupure saigne encore, ça fait une semaine. J'ai pas grand chose dans ce foutu sac à moitié vide. Je fais des bandages avec de la boue et des feuilles de je sais pas quoi.

Ca doit bien faire un mois. Je sais toujours pas où je suis. La mémoire me fait encore défaut, mais je me souviens bien d'où je vivais avant. C'est clairement pas le même pays. Peut-être l'Afrique. L'Espagne. J'en sais foutrement rien.

Je vis de crabes merdiques et de plantes inconnues. Le sable me rend fou, mais l'eau est bonne. En même temps j'ai croisé quelques animaux dans ces steppes. Je me souviens pas que les rats, si s'en était bien un, faisait la taille d'un porcelet obèse.

J'essai de me faire une sorte de barque. Je m'occupe avec ce tas de bois, mais honnêtement je sais même pas si ça tiendrai en place sur une flaque. Et puis pourquoi faire, trouver une autre plage vide ? Tomber sur un Némo de la taille d'une baleine ?

Je repense encore au mec du bunker. Je lui ai explosé le crâne, mais ça me reviens, il voulait me tuer. Enfin je crois, il était en rage de sûr, mais je sais pas de quoi. Peut-être que j'essai de me trouver une excuse. Je sais pas.

J'ai aussi tenté de faire de l'alcool, j'en tremblais tellement que j'en ai renversé la moitié dans le sable. Résultat ? 3 jours couché à rendre mes maigres repas.
Je vais essayer avec les carapaces de crabe.. On sait jamais.


J'ai pas réessayer de me foutre en l'air depuis la dernière fois.

Denzel
.

Il était bien seul le naufragé. L'ennui le gagnait si souvent qu'écrire l'aidait à ne pas oublier les lettres ni la manière de s'exprimer.

Denzel observait l'eau frémissante, il souriait vaguement. Son amnésie partielle l'empêchait de se rendre compte que sa vie avait désormais plus de sens qu'auparavant. L'homme se rhabilla de son manteau et de son pantalon poussiéreux, se saisit de la page tout juste écrite, il l'a relu machinalement et la déposa, tel un rituel accompli, au creux des flammèches de son feu de camp.




Denzel
≣ Labradorite des sables
Denzel
Denzel
Mer 28 Déc - 12:22
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Écoute : c’est excellent. Déjà, Rorke a exactement le profil qu’on imagine pour la génération 0. Ensuite, je te l’avais déjà souligné sur la CB, mais je trouve ta façon d’exprimer la confusion par des images de synesthésie très stylisée et immersive. Finalement, l’ambiance primitive du naufrage est parfaite. Pauvre homme.

Une chose : je me suis permis d'éditer afin de remettre en place le lien de ton image 100*100 dans la première partie de ta fiche. Hormis ça, toutes ses informations ont été ajoutées dans les sujets appropriés et ton personnage est maintenant validé !


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Ven 6 Jan - 5:14
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