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La fièvre du samedi soir [& Ewan]
Des milliers d'informations fusaient dans son esprit et elle s'efforçait de les traiter une par une. Ces jours-ci, la rousse avait plus de mal à se concentrer. Avait-elle accumulé tant de fatigue ? Elle se frotta les yeux et raffermit sa prise sur le crayon. D'abord, elle dessina la coca, ses feuilles arrondies d'un vert tendre et ses fleurs blanche aux pétales délicats, puis elle inscrivit dans les espaces libres restant ses propriétés ainsi que les endroits où elle en avait trouvé.

Satisfaite, elle tourna la page pour passer à la suivante : la griffe de chat. Ses longues tiges rigides prirent la diagonale de la page. Vinrent s'y ajouter de petites feuilles aux extrémités pointues puis ces drôles de petits crochets qui la rendait si reconnaissable. Alice dessina même les racines, indiquant qu'on pouvait en récolter l'écorce pour faire des infusion immunostimulante et anti-inflammatoire. Elle vint poser une jolie couleur dorée sur les fleurs et referma son carnet. La faim se faisait sentir.

Elle avait encore bien des choses à consigner parmi ses découvertes, mais le temps ne lui manquait pas. Pour l'heure, elle devait rentrer et peut-être faire une sieste, elle avait un peu la tête qui tournait. Elle attrapa la longe de Géraldine, la superbe lamalpaga dont elle avait teint la crinière en rose récemment et reposa sur son dos le double panier en feuilles de cocotier tressées. Ces derniers contenaient quelques fruits, baies et noix, ainsi que des bouquets de simples qu'elle comptait faire sécher à l'observatoire.  

La jeune femme repoussa la tresse écarlate dans son dos et ajusta la parka jaune canari sur ses épaules. Il faisait humide ces derniers jours, c'était vraiment désagréable, mais au moins, elle pouvait récupérer de l'eau potable facilement, et sa combinaison l'empêchait d'avoir froid. Ah, elle se sentait nauséeuse soudainement. Avait-elle mangé quelque chose de bizarre ? Pas qu'elle sache... Et voilà que la migraine s'invitait à la fête... Qu'est-ce qui lui arrivait, bon sang ?

Sa main s'accrocha au harnais fabriqué pour la douce créature et elle vacilla, entrainant avec elle les paniers qui se répandirent au sol. Avant de clore ses paupières, si lourdes, Alice perçut Géraldine remuer, trépigner, et meugler, ce qu'elle ne l'avait jamais entendu faire avant cela. Était-elle inquiète ? Ah... Elle s'éloignait... L'abandonnait-elle à son tour ? Elle n'avait pas besoin d'une humaine à son côté, après tout...

- Va, ma belle... Va...

Alice
❦ Feuille de Houx
Alice
Alice
La fièvre du samedi soir [& Ewan] A2BD9PF
Dim 2 Juil - 22:56
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Le paysage de ce nouveau monde continue de le fasciner. C’est peut-être cette vie dans le béton, à étudier une biodiversité quasiment éteinte qui lui en a donné la curiosité, mais Ewan admet facilement qu’il prend de plus en plus plaisir à s’éloigner des Abris Suspendus pour de longues randonnées, la plupart du temps en solitaire.

De toute manière, Callem se fiche bien du temps qu’il peut passer hors de leur camp, maintenant que ses compagnons de ruche commencent à se réveiller. Tout ce qui lui importe, c’est la compagnie. Pour quelqu’un qui a abandonné sa famille sans un regard en arrière, il semble bien incapable de de rester seul... La bonne blague. Son fils a parfois envie de lui cracher ses incohérences au visage, mais à quoi bon ?! Cela ne ferait que le forcer à avouer ses propres mensonges. Mieux vaut le détester en silence et s’enfuir quelques temps quand la coupe est trop pleine.

Ce voyage est le plus long qu’il a entamé depuis ses ’retrouvailles’ avec son paternel. Ewan ne s’est pas contenté de la jungle bleue mais a également traversé les marais -non sans faire attention où il mettait ses pieds cette fois- avant d’atterrir dans une portion de terre digne d’un jardin paradisiaque. Ses vieux cours de géographie apparentent l’endroit à ces chutes d’eau entre trois pays d’Amérique du Sud... et en fin de compte, c’est peut-être bien là qu’il se trouve.

Une part de lui-même espère toujours tomber de manière inopinée sur sa jumelle lors de ses escapades... Après tout, ça a marché pour Callem, alors pourquoi pas pour elle ?! Quelque chose lui dit cependant que ce serait trop facile.

Cela fait deux jours à présent qu’il traîne dans ce coin, et il se questionne sérieusement sur la perspective d’y rester. Le bruit des cascades et des oiseaux est atrocement apaisant et Ewan pourrait remplir des carnets entiers de croquis des paysages... s’il en avait plusieurs avec lui. A défaut, il se fait violence et explore avec plus ou moins de prudence jusqu’à tomber sur un lieu qui lui coupe totalement le souffle. Ou qu’il pense plairait vraiment à Ayla. Quelque chose qu’il vaudrait vraiment la peine de crayonner.

Il en est là, posé sur un rocher en bord de cascade, son sac à côté de lui, mâchonnant un morceau de poisson séché en parcourant le paysage d’un regard critique quand un bruit étrange le fait sursauter. Sa main libre se porte aussitôt à sa ceinture et ses yeux bleus scannent les alentours, sur la défensive.

Et ça recommence. Cette fois, Ewan fronce les sourcils. Ce bruit-là n’est pas celui d’un prédateur. C’est un animal en danger. Il se détend légèrement mais garde sa prise sur son arme. Le danger peut toujours venir d’un prédateur n’ayant pas assez bien assuré sa prise.

Lentement et avec des gestes précautionneux, l’américano-écossais remet son sac sur son dos et s’accroupit, prêt à déguerpir, le regard fixé dans la direction du bruit, qui se rapproche. Et soudain, il le voit. Là, émergeant entre deux cascades. L’animal n’a pas l’air blessé, à moins que l’eau ait distribué son sang sur l’ensemble de sa toison, qui semble...

«... rose ? »

Le ton circonspect du châtain traduit son incompréhension. Il reconnaît plus ou moins l’animal -pour avoir vu passer une photo dans un bouquin plus qu’autre chose- mais il est presque certain que le rose n’est pas sa couleur naturelle. Et s’il a appris quelque chose sur ce nouveau monde, c’est que la Nature a plutôt tendance à bleuir qu’à rosir.

Visiblement, son interrogation à voix haute a attiré l’oreille de la bestiole, qui se précipite dans sa direction en meuglant toujours plus fort. Ewan est debout à présent, observant l’animal qui s’arrête à une distance raisonnable mais trépigne et l’observe en alternant des coups de tête vers l’endroit d’où il vient.

« Qu’est-ce qu’il se passe ? » questionne l’humain, qui à ce stade commence à concevoir l’hypothèse que la bestiole soit domestique, d’une manière ou d’une autre. « Tu veux que je te suive ? »

S’insultant mentalement d’abruti fini -comme si ce lama -ou quelque chose d’approchant- pouvait lui répondre, Ewan s’approche d’un pas prudent de la créature, qui laisse échapper un nouveau bruit qu’il décide de traduire comme satisfait.

« C’est bon, ça va, j’arrive... » grommelle l’humain en suivant le lama rose qui piaffe d’impatience. « On t’a pas appris les bonnes manières hein... »

Comme s’il était bien placé pour faire ce genre de commentaires.
Ewan
❀ Anémone
Ewan
Ewan
La fièvre du samedi soir [& Ewan] Stillesque

Mar 25 Juil - 22:13
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La tête lui tournait, l'envie de vomir était bien installée à présent. Sous ses doigts, elle sentait une texture molle et collante, odorante aussi. L'odeur sucrée et enivrante lui souleva l'estomac et la rousse se tourna pour vomir. L'estomac vide, elle se sentait un peu plus vaillante, mais se retrouvait surtout assoiffée. Où était donc passé le panier tressé qui contenait sa gourde ? Papillonnant des cils dans le clair obscure que lui offrait la canopée, la lumière l'aveugla avant que ses pupilles ne s'habituent et lui permette de voir qu'elle se trouvait au milieu de sa récolte, dont elle avait écrasé une bonne partie... Tout ce travail pour rien, sérieux ! Ah, quelle frustration !

- Merde, souffla-t-elle, agacée, mais bien trop malade pour se plaindre davantage. Se redresser lui coûta d'horribles élancements et des artefacts entravèrent sa vue un court instant. Enfin debout, appuyée sur un jeune hêtre, elle put constater l'étendue des dégâts et l'absence de Géraldine. Elle n'avait pas rêvé, la beauté duveteuse s'en était allé. La déception lui serra légèrement le cœur avant qu'elle ne chancèle sous le coup d'un vertige et ne tombe littéralement sur les fesses au pied du jeune arbre. Tant pis, elle était aussi bien là, le temps que ça passe. Enfin, si ça passait... Avant la nuit de préférence, ou elle ne donnait pas chère de sa peau.

Des bruits de pas et d'autres, peut-être ceux d'un animal, se firent entendre. Géraldine ? Ah, des étoiles obscures dansaient dans son panorama. Une silhouette s'approchait avec une créature qui ressemblait à mademoiselle Beefsteak. Elle devait rêver. Sa main se porta à son front. Brûlant. Donc elle divaguait. Totalement. C'était pas tellement dans ses habitudes. Les virus et autres saletés des villes l'atteignaient rarement durant ses excursions loin de la civilisation. Et elle n'avait jamais rien consommé qui ne donne des hallucinations. Ah, elle se sentait mal. Ses paupières se ferment seules et elle oublia d'interpeller l'ombre pour lui demander de l'aide. Et si c'était lui ? C'était possible, non ?



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Alice
❦ Feuille de Houx
Alice
Alice
La fièvre du samedi soir [& Ewan] A2BD9PF
Ven 18 Aoû - 21:41
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« Ce nouveau monde va me rendre chèvre... » marmonne Ewan alors qu’il suit la bestiole en bord de cascades. Il se demande bien jusqu’où tout ça va le mener -et à quel point il va être trempé- quand l’animal disparaît sans hésitation sous un rideau d’eau. Heureusement pour lui, il réapparaît assez vite. Tant mieux.

Au bout d’un moment, l’animal s’éloigne enfin des cascades pour s’aventurer dans la nature en contrebas. Ewan le suit d’un pas tranquille, son regard attiré par les hauteurs. Ce n’est pas un coin de forêt dans lequel il a l’habitude de s’immiscer et les arbres comme la flore semblent différents. Il se demande si...

« Ça va, ça va, j’arrive ! » s’exclame-t-il soudain en sentant le lama le tirer par la manche. « Lâche-moi. » C’est qu’il a eu de la chance que la bestiole ne se loupe pas, ça mord fort ces machins-là !

Il attend que l’animal s’exécute (et râle sur l’état de son vêtement au passage) avant de le suivre, s’enfonçant un peu plus entre les arbres. Baissant la tête, son regard bleu finit par tomber sur des paniers renversés au sol, des fruits en piteux état... Une odeur âcre, bien différente de celle à laquelle il s’attendait, le prend aux narines et il fronce le nez, s’apprêtant à faire un -énième- commentaire désagréable à qui l’a amené là lorsqu’il la voit.

« Merde. »

Sans se faire prier -enfin !-, Ewan se précipite vers la jeune femme plus loin, assise au pied d’un arbre. Elle a clairement l’air mal en point, et s’il se fie à ses vêtements, elle est responsable du massacre des fruits -et de l’odeur désagréable qu’il se refuse à identifier consciemment pour ne pas en ressentir l’envie à son tour. Prudemment, il s’accroupit face à elle, étudiant son visage et ses réactions. « Hey... Tu m’entends ? »

Moue contrarié aux lèvres, Ewan avance sa main jusqu’à en poser le dos sur le front de l’étrangère et la retire aussitôt avec une inspiration aussi agacée qu’inquiète. Elle est brûlante et elle transpire comme pas permis... Il est clair qu’elle se tape quelque chose de carabiné.

« Bouge pas. » Comme si elle pouvait, vu son état. « Je reviens. »

Il s’éloigne juste assez pour poser son sac au sec, dans lequel il fouille ensuite jusqu’à trouver un tissu qu’il va passer sous la cascade la plus proche. Heureusement, elle n’est pas trop chaude. Il revient vers la jeune femme, plie le vêtement pour qu’il tienne sur son front sans lui couvrir la moitié du visage. « Tiens, ça devrait te faire du bien. », ajoute-t-il d’un ton bourru.

Ewan préfère garder sa main sur le tissu, de peur qu’elle n’ait pas la force de le faire. Incertain, il jette un regard autour d’eux, grimaçant à la vue des tâches au sol dont il ne veut toujours pas admettre la probable provenance.

« Il faudrait un endroit propre pour s’allonger... Qui ne soit pas au milieu de la forêt, de préférence... Une idée ? »

A ce stade, il ne sait pas s’il se parle à lui-même, à la malade ou à son animal de compagnie.
Ewan
❀ Anémone
Ewan
Ewan
La fièvre du samedi soir [& Ewan] Stillesque

Dim 17 Sep - 22:01
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Tout était silencieux, presque paisible. Alice n'entendait rien, comme si la nature l'observait, se demandait si elle devait agir ou la laisser là. Ou peut-être était-ce sa conscience, sourde à la réalité, qui s'était échappée de son corps ? Une peur viscérale la saisit à l'idée d'être devenue un ectoplasme, agglomérat livide qu'il faudrait exorciser pour ne pas être à jamais hanté.

Heureusement, des bruits de pas brisèrent les pensées de l'égarée, et, alors que le silence volait en éclats, les bruissements et chuchotements l'assaillirent de toute part. Il avait suffi d'une seule présence humaine pour la ramener. Il lui était impossible de dire s'il s'agissait d'une bonne ou d'une mauvaise chose en l'état actuel des choses...

L'ombre de l'individu l'enveloppa et elle craint un instant d'être tombée sur un personnage suspect, un meurtrier, un voleur, ou pire... Mais ses mots étaient rassurants, sa voix, inquiète et son contact ferme mais doux. L'inconnu n'avait pas l'air de lui vouloir du tort et elle n'était de toute façon pas en état de lutter. La fièvre rendait sa vison floue, et un simple battement de paupière lui demandait tant d'énergie qu'elle les laissa retomber sans plus lutter.

C'est en frissonnant que la rousse rouvrit hâtivement les yeux une minute, ou une heure plus tard. Quelque chose de froid et humide venait d'atterri sur son front. Une limace ? Non, quelle horreur ! Elle voulut la chasser, mais la chose était maintenue, et dès que la panique fut passée, elle se rendit compte qu'il s'agissait de la même silhouette que précédemment. Il lui avait fait une compresse, et la fraîcheur du tissu imbibé commençait déjà à la soulager. La survivante parvint même à souffler malgré l'épuisement :

- Sous la cascade, ma ruche...

Lever le doigt pour désigner le lieu avait pompé le peu de volonté qui l'animait un instant plus tôt. Ses cils papillonnèrent avant d'emporter les couleurs et les formes dans leur dernier battement. Cette fois, elle sombra dans un gouffre obscur. Même le froid sur son visage et la présence de l'inconnu ne parvinrent pas à la maintenir consciente.


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Alice
❦ Feuille de Houx
Alice
Alice
La fièvre du samedi soir [& Ewan] A2BD9PF
Mer 4 Oct - 0:08
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Ce n'est pas sa conscience qui lui répond, pas même les braiments de la bestiole et encore moins une voix inconnue provenant des profondeurs de la forêt, mais bien le filet de voix fiévreux de la jeune femme, lui donnant un abri et une direction incertaine, mais suffisante. Ewan laisse échapper un soupir.

« ...Ok. »

L’espace d’un instant, il se demande ce qu’il a bien pu faire au Bon Dieu -ou au Destin, ou à n’importe quelle entité qui dirigerait sa vie de loin- pour mériter ça. Le voilà avec pour seule compagnie un lama caractériel et une jeune femme évanouie, dont il va clairement falloir qu’il s’occupe. Ce n’est pas ce pour quoi il a signé en quittant le camp quelques jours plus tôt. Un nouveau soupir lui échappe alors qu’il ôte le tissu -déjà plus tiède que froid- du front de l’humaine en s'interrogeant l’espace d’un instant : Ne ferait-il pas mieux de la laisser là ? Il n’est pas médecin, après tout.

Mais il reprend ses esprits assez vite. Tout misanthrope qu’il soit, abandonner des inconnus à leur sort dans cette nouvelle vie ne fait pas vraiment partie de lui. Et puis, une autre pensée le traverse : que se passerait-il, si Ayla se retrouvait dans une situation de ce genre et qu’un inconnu de passage refuse de l’aider ? Il vaut mieux que ça.

A la hâte, Ewan essaie donc de rassembler les possessions de la jeune femme -laissant au sol celles empreintes d’un liquide visqueux qu’il refuse toujours d’identifier- dans un panier ayant survécu et se tourne vers l’animal, qui les surveille.

« Hé. Tu pourrais te rendre utile ? » râle le jeune homme en levant un peu plus haut le panier qu’il tient dans les mains. Comme s’il le comprenait, le lama s’avance doucement vers lui, non sans lui adresser un regard méfiant qui l’agace un peu plus. « Écoute. J’ai bien compris qu’on n’allait pas être copains. Mais je t’ai suivi jusqu’ici et j’essaie de faire de mon mieux pour sauver ta maîtresse. Alors fais un effort, s’il te plaît. » L’animal souffle mais s’approche encore, suffisamment pour que Ewan entreprenne d’harnacher les provisions dans les endroits appropriés. « Merci bien. » ajoute-t-il avec sarcasme, se faisant intérieurement la réflexion qu’il doit passer pour un fou, à avoir une conversation pseudo-sensée avec un animal qui ne se fie probablement qu’à son ton.

Mais après tout, dans ce nouveau monde, il n’est certainement pas le seul.

Une fois les paniers installés, il tente une caresse sur le cou de l’animal -qui lui jette un regard inquisiteur, mais pas franchement hostile cette fois- avant de continuer en faisant un signe de tête en direction de la cascade. « Va nous attendre près de l’entrée. »

Que la bestiole comprenne ou non n’est plus vraiment son problème. Avec un nouveau soupir, il s’accroupit près de la jeune femme inconsciente. « Je vais te porter jusque là-bas. S’il te plaît, ne te réveille pas brutalement en essayant de me casser le nez. » Après quelques secondes d’attente sans réponse, Ewan glisse un bras sous les omoplates de l’inconnue, l’autre sous ses genoux, et remonte dans un léger grognement sous l’effort.

Elle n’est pas si lourde que cela, même s’il est évident qu’elle se maintient en forme. Difficile de faire autrement dans cet environnement, suppose-t-il. Sans attendre, il se dirige vers l’endroit indiqué, faisant une légère pause avant la cascade pour essayer de repositionner le visage de la jeune femme en direction de son torse : il sait bien qu’elle est malade, mais se prendre une gerbe d’eau sans prévenir est désagréable pour n’importe qui.

Quand ils entrent -bestiole comprise-, le châtain s’arrête un moment le temps d’habituer ses yeux au changement de luminosité. Cependant, il remarque aisément que cette inconnue est bien installée. L’envie lui prend de faire un petit tour, mais le poids dans ses bras lui rappelle que le moment est mal choisi. Aussi se dirige-t-il vers ce qui semble être le coin nuit -ou à minima l’espace sieste- et repose la rouquine au sol avec soin.

« ...Je vais retourner te chercher de l’eau. » qu’il marmonne, avant de se relever et de chercher à mouiller à nouveau le tissu pour faire baisser la fièvre. Il lui semble également qu’il faut rester au chaud dans des cas comme ça... Son regard bleu parcourt la pièce, à la recherche de ce qui pourrait s’apparenter à une couverture. Les nuits ne sont pas si chaudes, il y en a forcément une, non ?
Ewan
❀ Anémone
Ewan
Ewan
La fièvre du samedi soir [& Ewan] Stillesque

Jeu 11 Jan - 21:22
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